samedi 21 novembre 2020

La Terre n'appartient pas à l'Homme...

Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?

L’idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.

Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte sont sacrés dans le souvenir et l’expérience de mon peuple.

La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l’homme rouge.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu’ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l’homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l’homme, tous appartiennent à la même famille.

Aussi lorsque le Grand Chef à Washington envoie dire qu’il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire qu’il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc, votre offre d’acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu’elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l’eau claire des lacs parle d’événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l’enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l’oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu’un désert.

Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d’un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L’Indien préfère le son doux du vent s’élançant au-dessus de la face d’un étang, et l’odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon…

L’air est précieux à l’homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle.

La bête, l’arbre, l’homme. Ils partagent tous le même souffle.

L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est précieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l’homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés. Nous considérerons donc votre offre d’acheter notre terre. Mais si nous décidons de l’accepter, j’y mettrai une condition : l’homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne connais pas d’autre façon de vivre…

J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l’homme. Toutes choses se tiennent.

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu’ils respectent la terre, dites à vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.

Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.

Même l’homme blanc, dont le dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et que l’homme blanc découvrira peut-être un jour, c’est que notre dieu est le même dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le dieu de l’homme, et sa pitié est égale pour l’homme rouge et le blanc. Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre, c’est accabler de mépris son créateur. Les Blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.

Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du dieu qui vous a amenés jusqu’à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l’homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d’hommes, et la vue des collines en pleines fleurs ternie par des fils qui parlent.

Où est le hallier ? Disparu. Où est l’aigle ? Disparu.

La fin de la vie, le début de la survivance.

ChefSeattle, 1854

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samedi 7 novembre 2020

Vers une nouvelle société plus humaine??

 

Philippe Guillemant, ingénieur physicien, chercheur au CNRS et spécialiste de d’intelligence artificielle, nous dit ce qu’il pense de l’actuelle crise…

Je pense que notre système va s’effondrer, probablement à partir de début 2021, parce que le futur transhumaniste (ou foutur) vers lequel il nous emmène n’est plus viable.

Ce foutur est en effet issu du système économique et financier actuel, conséquence d’une pensée matérialiste erronée, qui a démontré son incapacité à résoudre le dérèglement du climat, la destruction des espèces et des ressources planétaires.


Nous aurions pu aller vers ce foutur malgré tout si nos croyances étaient restées très matérialistes, auquel cas nous allions devant une véritable apocalypse, et non pas des révélations.

Mais nous n’y allons pas, parce que ce foutur entre en contradiction avec un éveil de la conscience planétaire, y compris chez les scientifiques, qui nous conduit vers une compréhension de la véritable nature de l’humain et du potentiel créateur de sa conscience, rendant impossible une adhésion massive à un système qui considère l’homme comme une machine biologique.

Je nous vois donc plutôt aller vers des révélations puissantes, accompagnée d’une apocalypse molle.

Ce que nous vivons aujourd’hui est une résistance de ce foutur apocalyptique qui tente par tous les moyens de nous ramener vers son agenda. Cette résistance est tellement désespérée ou en panique qu’elle décrédibilise tous ses acteurs : médias, gouvernements, conseils scientifiques, projets de gouvernance mondiale, etc.

Mais en même temps, cette gestion délirante de la crise sanitaire avec des confinements, des policiers et gendarmes dans les rues va permettre de gérer plus facilement l’effondrement qui vient. Il y aura moins de chaos, car le prétexte sanitaire, même s’il est irrationnel, parvient à discipliner les gens, ce qui sera très utile quand il faudra en venir au véritable état d’urgence (avec couvre-feu justifié, tickets de rationnement, etc.), le temps d’introduire une nouvelle monnaie et un nouveau système (grand reset).

Ainsi, à tous les niveaux, du début du confinement jusqu’à la veille de l’effondrement, le coronavirus aura joué un rôle positif en nous permettant de nous y préparer. Le fait qu'il soit instrumentalisé par le foutur ne fait que renforcer son rôle positif.

La mauvaise nouvelle, c’est que le nouveau système qui nous sera proposé devra être rejeté, puisque son ambition sera de nous conduire vers une société de contrôle avec son agenda transhumaniste, une partie déjà perdue qui à force de vouloir ressusciter ne fera qu’augmenter le chaos.

La bonne nouvelle, c’est qu’une nouvelle société plus humaine émergera de ce rejet, avec moult initiatives résilientes visant à la fois à l’autonomie et la solidarité, une vie recentrée sur le local, des monnaies libres, des réseaux d’échanges plus humains, un dépeuplement des villes avec repeuplement des campagnes, une revalorisation de la vie simple, la disparition d’un tas de métiers inutiles et l’apparition ou la revalorisation d’un tas de métiers utiles.

Et bien entendu, la compréhension de la véritable nature spirituelle de l’humain va considérablement aider à ce que cette nouvelle société émerge.

Philippe Guillemant